Archive pour janvier, 2012

Qat Power

Paru dans le Tigre d’hiver, curieux magazine curieux disponible dans les meilleurs kiosques de toute la France.  Signé le Chat.

Dimanche 6 novembre, fête de l’aïd-el-kébir, qui célèbre une quarantaine de jours après la fin du jeune du Ramadan la soumission sacrificielle du prophète Ibrahim (Abraham) à son Dieu. Il est dix heures du matin, le sang des brebis égorgées au garrot au lever du jour en a fini de coaguler. A la marina, le ferry-boat, don du peuple japonais, et qui d’ordinaire le dimanche relie Djibouti à Obock, village de pêcheurs endormi, demeure désespérément à quai. « Il fait relâche, aujourd’hui, m’indique un docker égaré, mais il y a toujours le bateau du qat qui part vers midi ». Evidemment. Une sorte de service minimum à la mode djiboutienne, et qu’aucun jour férié, aucune grève de la corporation matelote, ne saurait empêcher. J’achète mon passage. Peu avant douze heures, une estafette arrive en trombe et se gare devant la jetée ; commence alors le chargement du fret, une trentaine de gros ballots dont on emplit la petite vedette armée de deux moteurs de 80 chevaux. A l’intérieur de chacun, cinquante bouquets qui ne sont pas de chez Monceaux Fleurs, mais bien du terroir abyssin : le qat. L’embarcation chargée jusqu’à la gueule, la ligne de flottaison disparaît sous les eaux ; je monte cependant et trouve à m’allonger directement sur les gros sacs de toile de jute, qui ont le confort et le moelleux des meilleurs multi-spire ; durant la traversée qui dure une heure, je sommeille sur ce trésor végétal, giflé par les vagues que l’embarcation aborde de front et à pleine vitesse…Etrangement, la destination finale n’est pas Obock, mais une petite plage située à trente kilomètres au sud, à l’intérieur du golfe. On m’explique qu’Obock est difficile d’accès par la mer, ouverte à tous les vents sur la façade océanique, à quelques encablures du détroit du Bab el Mandeb, la « porte des larmes » qui fermela Mer Rouge, et dont Henri de Monfreid, voguant dans les années 30 sur son petit boutre, a décrit avec panache les tempêtes et les courants. Que la fin du voyage se fera par la route. Effectivement, un pick-up s’est avancé jusqu’à l’eau, souillant le sable mouillé de la rainure de ses pneus. Une nouvelle fois, la cargaison enchantée est transbordée. Et il n’est pas besoin alors, assistant à cet étrange ballet des hommes les pieds dans la flotte charriant des ballots dans un paysage désertique et silencieux, de trésors d’imagination pour se croire participant à quelque opération de trafic de stups, dans le secret des dieux et à l’insu des douanes. Sauf. Sauf que le qat est une drogue légale. Du moins par ici…

30 minutes plus tard, l’arrivée dans la rue centrale d’Obock a des allures de convoi présidentiel (en démocratie bananière) : comité d’accueil, hommes en arme, bousculade, « sa majesté la qat », comme on la désigne communément, dans la benne arrière d’un vieux pick-up comme sur sa chaise à porteur. Selon une logique qui m’échappe, naturellement, la marchandise est ventilée à toute vitesse entre les petites revendeuses, sans qu’aucun billet ne soit échangé. On a l’art à Djibouti des crédits fournisseurs. Sitôt stockées dans leur petit kiosque de bois, les bottes sont inondées à grande eau, pour garder aux feuilles toute leur fraîcheur, là que réside le secret de leur pouvoir psychotrope.

 Qat Power dans Tiger A0001

Qat. Ou khat. Jusqu’à venir vivre à Djibouti, ce mot ne faisait pour moi référence à rien d’autre qu’à une avantageuse combinaison de lettres permettant au scrabble de placer son « q » sans « u ». Comme l’autorisent aussi les plus usuels et plus inoffensifs « cinq » et « coq ». Cathis edulis. L’illustration de la notice Wikipedia est une superbe molécule en 3D ressemblant à l’Atomium de Bruxelles. Alcaloïde dérivé de la cathénine, catégorie des amphétamines. Arbrisseau de la famille des célastracées, découvert en Occident en 1775 par l’explorateur finnois, Pehr Forskal. Voilà pour la chimie et la botanique. Honni par les bailleurs de fonds et les agences d’aide, qui y voient l’origine de tous les maux djiboutiens, répudié parfois par la diaspora qui a délaissé le broutage pour d’autres plaisirs terrestres, les partagas ou les XO, le qat n’en est pas moins l’un des plus forts symboles de Djibouti ; le socle d’un pays, ou d’une société dont le sarclage ne laisserait rien voir d’autre qu’une terre brûlée. Il n’y a en effet absolument rien à Djibouti, sinon trois bases militaires, un port et quelques fibres optiques blotties dans le fond de l’océan qui amènent la bande passante de l’Internet. Pas d’agriculture, pas d’industrie ; 60% de chômage. Les marqueurs identitaires révèlent aussi l’histoire – ou la géographie ; et si la baguette farinée et le vin racontent les climats et les sols de France propices à la vigne et aux cultures céréalière, alors cet incontestable attribut de la souveraineté djiboutienne dit qu’ici, on s’ennuie, et qu’il faut bien remplir les après-midi d’été (et d’hiver) où les heures s’écoulent comme dans un sablier brûlant. Le qat, qui se consomme en longues séances masticatoires cumulatives, transformées en joutes politiques, concours d’éloquence, ou exercices d’introspection, y aide.

On appelle cela le mabraz. Une demi-heure après l’arrivée du qat, je participe à une telle séance dans une grande pièce pignon sur la grande rue d’Obock. Dans la semi-pénombre, une vingtaine d’hommes, enroulés dans des futah, les jupes traditionnelles, sont assis, le regard vissé sur l’écran de France 24 ou appliqués à trier les meilleures branches parmi la botte qu’ils ont acquise. Devant chacun, une bouteille de coca-cola, un paquet de cigarettes, les indispensables adjuvants à toute séance de qat ; l’amertume des feuilles devant être corrigée par les lentes goulées d’un soda trop sucré, ou d’une tasse de thé noir. Installés sur des coussins, parfois devant une pipe à eau, démarre alors pour chaque participant une après-midi unique, un rituel cependant chaque jour répété. Ce qui importe dans le mabraz, c’est le confort ; une fois la séance débutée, rien ne doit venir la parasiter, aucune tâche domestique, aucune contondance. Alors au gré des affinités ou des proximités se nouent des situations de communication, le qat incitant à la parole débridée, d’aucuns diront logorrhée. On comprendra que le mabraz soit le lieu social par excellence ; celui où se concluent les affaires, se résolvent les conflits, se refait le monde – et la politique. La meilleure des tribunes, un perchoir possible, ou parfois un banc d’assises. Il y a les mabraz des préfets, des notables, et ceux-là sont courus comme on court mondainement les fêtes de BHL à Saint Germain des Prés, ou les parties de chasse présidentielles. Et le mabraz du commun des mortels, comptoir d’un PMU de campagne avec calendrier des postes accroché au mur. Mais il n’est pas de Djiboutien de classe sociale assez basse pour qu’il n’y ait pas de mabraz pour l’accueillir ; cercle de cooptation, longtemps réservé aux seuls hommes, et encore aujourd’hui (bien que la consommation féminine augmente), le mabraz est à fois rotary club ou cercle de troisième âge ; on n’y joue pas à la belote cependant, mais parfois aux dominos, ou plus rarement aux échecs. Le plus souvent, on n’y fait rien d’autre que de mâchouiller. Comme souvent, lorsque j’ai eu l’occasion d’y participer, bientôt, on m’interroge sur le rôle positif de la colonisation… Alors habilement, je détourne le sujet, et demande qu’on me raconte une nouvelle fois François Mitterrand à Obock (il y fit une courte escale au cours de son deuxième septennat, héliporté dans cette ville qui fut la première capitale de la côte française des somalies).   

Une molécule qui permettrait de tenir éveillé le chauffeur de poids lourd devant avaler d’une traite les 750 kilomètresde mauvaises routes de Djibouti à Addis-Ababa ? Qui optimiserait l’état de veille et de concentration de l’étudiant en révision au seuil d’une nuit blanche ? Qui préviendrait la gueule de bois après une soirée de boissons ? Qui accroîtrait la libido ? Ce n’est pas la nouvelle pilule miracle des laboratoires SANOFI, mais bien cette pharmacopée 100% naturelle, et certains des effets que l’on prête communément au qat… Euphorie, sentiment d’invincibilité, de vivacité, d’intelligence. On a bien dit sentiment…Devant de si avantageuses propriétés, on peine à comprendre que le thé abyssin n’ait pas encore dépassé les frontières de son berceau pour séduire la jeunesse occidentale…Plusieurs raisons à cela. Le qat souffre d’abord d’un problème d’image – de posologie. Car il est difficile d’imaginer une drogue dont la prise soit plus inesthétique – par mastication, qui sécrète le jus raffiné par la salive – raffiné au sens de l’industrie pétrochimique, pas du 16ème arrondissement. Il faut bien se représenter cela : de vieux Djiboutiens aux dents souvent cariées mâchonnant pendant des heures ces feuilles jusqu’à constituer une boule verte, protubérance à peine masquée par la réplétion d’une joue déformée, une chique dans les grandes largeurs. « Sève acide, gluante, et idéocide, (…), suc fumant, sève ardente, les hommes puent le khat à fleur de peau ; si on les plantait, ils bourgeonneraient » ; la description est de la romancière djiboutienne Mouna Hodan-Ahmed (Les enfants du khat). Et on imagine mal en effet Frédéric Beigbeder avec des morceaux de feuilles vertes coincés entre les dents (tout autant du reste qu’un pasteur broussard tirant des rails de cocaïne sur le capot d’une berline devant une discothèque). Mais a t-on jamais demander à une drogue d’être jolie ?!!!

Ensuite, le qat est interdit en Europe (classé sur la liste C des psychotropes) (sauf, comme toujours, aux Pays-Bas – et au Royaume-Uni). Enfin, et surtout, le qat doit être consommé 48 heures au plus tard après la coupe – et l’on n’a pas encore réussi à le lyophiliser. Ce qui entraînerait de sérieuses difficultés d’ordre logistique pour quiconque voudrait se lancer dans l’import-export vers l’Europe. Cependant, bien que confidentielle, la consommation semble croître sur le vieux continent. Les saisies douanières augmentent chaque année. Un diplomate djiboutien nous confiait que « toutes les villes desservies par Ethiopian Airlines sont systématiquement livrées ». Et on a arrêté en mars 2010 une petite dealeuse somalienne à Brest que les médias se sont évidemment empressés de rebaptiser qatwoman, c’était trop tentant…Les pirates somaliens qui ont comparu en France en novembre pour la première fois, quand le juge leur a demandé leur profession, ont répondu vendeur de qat

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A Djibouti, le qat n’a en effet pas les mêmes problèmes. Parfaitement légal, importé quotidiennement d’Ethiopie tout juste moissonné, et admis socialement, le Président lui-même « broutant » (terme courant), ce n’est souvent que l’état du portefeuille qui freine la consommation. Car comme tout produit importé, celui-ci est relativement cher au regard du pouvoir d’achat médian, et de récentes études ont évalué à près de 40% son poids dans le budget des foyers – on ne parlera pas du panier de la ménagère…Importé, car rien ne pousse à Djibouti, sauf des mangues, des dattes, et des cailloux. Le Yémen, seul pays à concurrencer Djibouti au niveau de la consommation par habitant, a fait le choix de produire son qat localement – ce qui est perçu par de nombreuses ONG comme une véritable catastrophe, tant les ressources en eau sont limitées, et le qat gourmand d’or bleu. Résultat : les cultures de celui-ci se substituent aux cultures vivrières, comme dans d’autres pays le font les cultures oléagineuses destinées aux agrocarburants – ce que certains chercheurs ont appelé la « narcotisation de l’économie yéménite » (Destremeau, 1990). Quant à Djibouti, le pays a toujours préféré grever sa balance commerciale que sa fragile nappe phréatique ; et tout se passe en Ethiopie voisine. 

Le petit bourg éthiopien d’Awaday est la capitale mondiale du qat – comme Saint-Emilion serait celle du rouge. Situé à une cinquantaine de kilomètres Dire-Dawa, ville nouvelle construite par la Francelors de la création du chemin de fer entre Djibouti et Addis au début du siècle précédent, dans la région caféière du Harrar, ville qui fut (avec Aden) l’une des retraites rimbaldiennes lors de la décade silencieuse d’Arthur, période post-poésie, le village dispose d’une situation géographique, géologique, et climatique idéale. Autour d’Awaday, entre 1700 et 2000 mètres, les champs en terrasse sont hérissés de tours de guets où des gardes armés surveillent jour et nuit les cultures. Chaque fin d’après-midi, l’animation bat son plein au Awaday Stock Exchange, immense marché où le seul produit échangé est le qat ; 5000 exportateurs, cultivateurs, intermédiaires et grossistes palabrent ; les transactions conclues, une armée de petites mains passe toute la nuit à trier les rameaux, à les ranger en botte. 4 heures du matin ; les derniers ballots sont cousus, et on y incorpore quelques brassées de paille humide et fraîche comme l’aurore, afin de favoriser la préservation de la qualité primeur. Puis vite, les camions chargés se mettent en route ; ils doivent arriver à Djibouti avant le soleil zénithal.

Longtemps monopole d’une seule société d’Etat, l’importation s’ouvre progressivement à la concurrence et la lutte pour les parts de marché est intense tant les bénéfices espérés sont grands. En 2010, une mosaïque d’impôts, de droits et de taxes diverses sur le commerce du qat ont rapporté au budget de l’Etat djiboutien 20 millions de dollars, soit 1 point de PIB.

Pendant longtemps pourtant, le qat a été acheminé quotidiennement par avion. Mais il se raconte qu’en 2009, une panne mécanique maintint l’appareil au sol toute la journée. Et que le soir, le pays était quasiment à feu et à sang…Légende des sables ou pas, toujours est-il que le transport se fait par la route depuis deux ans. Et étrangement, le qat arrive à Djibouti deux heures plus tôt qu’auparavant ; aux alentours de onze heures. Les mauvaises langues (et il y en a !) diront que la journée de travail a été de ce fait amputée de deux heures…Vrai ou faux, il est difficile de répondre, dans ce pays où de toute évidence on ne s’est jamais tué à la tâche, les après-midi étant toutes chômées – une étude confidentielle de l’OIT ayant même évalué le temps de travail réel des fonctionnaires djiboutiens à 48 minutes par jour…Tout l’art de décroître… 

Outre d’obérer la croissance économique du pays, on reproche également au qat ses effets néfastes sur la santé publique. Le chef du service de cardiologie de l’hôpital militaire français, Dr Massouré, dresse ainsi l’inventaire de tous les maux que l’on peut éventuellement associer à sa consommation – bien que la production scientifique sur le sujet demeure mince : risques accrus d’accidents cérébraux, de cancer de la bouche, d’hépatite, hypertension artérielle. En réalité, on évoque le plus souvent les dommages sanitaires liés à la pratique du qat par ses marges ; le taux de prévalence du diabète à Djibouti est ainsi l’un des plus élevés au monde, ce qui se comprend sans doute par la consommation massive de sodas lors des mabraz. D’autres risques indirects sont induits par l’état de désinhibition causé par la molécule ; accident de la route, transmission VIH. J’interroge le docteur sur certains des bienfaits de la mastication, notamment du fait de la présence importante de vitamine C dans les feuilles. « Il vaut mieux manger des oranges »…Docte parole…

Retour à Obock, où il est l’heure de la « correction » ; ainsi que l’on désigne la deuxième revue faite de la botte, où l’on finit par accepter de mastiquer les feuilles trop dures, trop sèches, que l’on avait d’abord délaissées. La « salade africaine » a ainsi tout son lexique qui lui est propre ; « mirgan », par exemple, l’état de transe qui vient après quelques heures de mastication… Il est bien là ! J’ai des fourmis dans les jambes, et l’impression qu’un arc électrique s’est formé entre mes deux omoplates. Le front noyé de sueur, j’exsude la cathine par tous les pores sous les pales d’un faible ventilateur. Les derniers rameaux effeuillés, peu à peu, le silence se fait. Mes voisins fument cigarette sur cigarette, la torpeur embrasse la salle commune. C’est le contrecoup de l’état d’alerte extrême qui avait précédé ; latence, langueur, mélancolie. Souvent sans un mot, les premiers se lèvent et quittent le cercle. On a vu des cas de suicide.

Tout à la fois brioche de Marie-Antoinette, poule-au-pot de François Premier, pain et jeux de l’empire de César, le qat est un vestige d’une société qui se regarde sombrer, mais aussi le ciment d’un pays qui n’a rien d’évident : peuplé par une ethnie somaliphone au sud, et afar (donc éthiopienne) au nord, pur produit de la colonisation française, et dont on prévoyait l’implosion à la libération. Le printemps arabe ici aura à peine bourgeonné ; une ou deux manifestations, vite réprimées par la police, et un seul mort. La vertu du qat ? D’acheter la paix sociale ? Mais l’on prévoyait aussi que le Yémen ne s’embraserait jamais, les manifestations populaires s’interrompant à midi pour ce que l’on sait. Et le président Saleh est pourtant tombé.

En 2010,la Banque Mondiale, furieuse de l’absence de débat officiel sur la consommation de qat à Djibouti, a conditionné la continuation de son aide à la réalisation d’une étude d’impact ; mais la parution en mai 2011 de la monographie, intitulée « Comprendre la dynamique du qat à Djibouti », est passée à peu près inaperçue. Ses conclusions sont celles que l’on pouvait attendre ; plus de la moitié des adultes consomment du qat ; le qat est un frein au développement du pays ; il affecte plus gravement les populations vulnérables ; 900 000 heures de travail perdues par jour…   

Aux vierges effarouchements dela Banquecontre les effets socioéconomiques induits par le qat et la perte de productivité qu’il engendre, une banque qui n’a pourtant eu besoin de personne pour détruire au début des années 90 la moitié des économies africaines avec ses programmes d’ajustement structurel, je préférerai cependant toujours le taximan, coca glacé et botte primeur à côté du levier de vitesse, qui après avoir questionné sur la destination, proposera généreusement : « Tiens, t’en veux une ? » tendant une branche aux feuilles ciselées aussi simplement qu’ailleurs on offrirait une cigarette.

 

Combien en restent-ils ?

Combien en restent-ils ?  aaa3

Deux. Comme AA. La vraie valeur refuge.

Bonne année à tous depuis Paris où je contemple toute la journée béatement les rails de la gare de Lyon, depuis mon nouveau bureau à moquette rouge. Djibouti s’éloigne petit à petit, mais le chat est heureux. Le premier janvier, il a fait son petit déjeuner à l’arabica éthiopien, au champagne pipper, et au tilapia grillé dans une petite gargotte du sud de l’Ethiopie, basse vallée de l’Omo, accompagnée de Miss Cha. Une jolie manière de commencer l’année, toutes griffes rentrées.

 

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