Deux femmes puissantes

C’est une chronique dans le Monde, parue le 10 septembre. C’est cette folle de Caroline Fourest qui écrit, vous l’avez sans doute déjà vue, chroniqueuse au Monde, à Charlie, à France Culture, invitée très régulière chez Calvi, ou Demorand, au demeurant, l’air demeuré, vous l’avez sans doute déjà vue, dans son genre, cette grande copine de Philippe Val, la pourfendeuse de tous les intégrismes, de tous les fondamentalismes, cette héraut laïcarde (je vous mets une photo pour que vous la resituiez).

fourest.jpg 

Je lis ça tout à l’heure, de sa plume, à propos des Quicks halals, bien sûr Caro est contre, je lis ça et c’est pas une blague, Caro est pas très forte en humour.
Malbouffe et sacrifice 10.09.10 | 13h50

« Pour être halal ou casher, l’animal sacrifié doit être tué vivant, quitte à se vider de son sang pendant parfois plus de 14 minutes ».

L’animal doit être tué vivant ?!
Pourquoi l’animal ne pourrait-il pas, plus simplement, être tué mort ? Hein, Caro ?
Une grande penseuse, d’évidence.
D’autant que le fond de son argumentaire me laisse perplexe ; elle milite pour le droit à la différence, donc l’obligation pour les quicks qui ne servent que du halal à servir également de la viande « non-halal ». Comme si le droit de manger chez Quick était un droit fondamental de l’humanité. Comme si chaque citoyen pouvait imposer au juge, sur le modèle de la DALO, un « droit au Quick opposable ». Va-t-on aussi demander aux vendeurs de kebab de servir également de la viande non halal, au nom du droit à la différence ?!
Hein, Caro ? Et la liberté d’entreprendre ? Elle qui se fait le chantre des libertés individuelles ? C’est « bizarre », comme dirait mon copain Junior.

Dans un registre un peu différent, mais pas tellement, la toujours géniale Christine Angot, toujours à propos de l’affaire Sakineh, et toujours dans cette veine qui gonfle, qui gonfle, jusqu’au garrot ;   christineangot.jpg

« Chère Sakineh, 

Si vous êtes libérée demain, ou tuée, je ne voudrais pas avoir sur la conscience le fait de ne pas avoir apporté ma pierre, moi aussi, sous la forme d’une signature dans une liste, à la demande, à l’exigence, que vous soyez libérée et que le châtiment que certains croient pouvoir vous réserver, soit aboli. J’aurais tous les jours sur la conscience la honte de ne pas l’avoir fait. »

Apporter sa pierre, quand la condamnation à laquelle est exposée Sakineh est la lapidation, c’est pour le moins osé !…  Merci à MPP d’avoir relevé ce petit caillou dans la prose angotique – un drôle d’argot. 

 


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