Aujourd’hui c’est vendredi…

…et je voudrais bien qu’on m’aime. Oh, Gaby.

Cette année encore, la journée du 30 juillet a prouvé qu’elle n’était pas une journée comme les autres !… A cette époque de l’année où les natifs du Lion premier décan fêtent leur anniversaire, un vent de liberté a semblé souffler sur le monde, et les nouvelles qui sont arrivées d’un peu partout n’étaient que de jolies et poétiques nouvelles.

30 juillet 2010, liberté acte 1 : le Conseil constitutionnel décrète l’inconstitutionnalité des garde-à-vue de droit commun (merci Jean-Louis pour ce joli cadeau…), et donne onze mois au gouvernement pour revoir sa copie, une nouvelle qui réjouira à coup sûr mon petit frère, coordinateur action chez Greenpeace France, et de par là familier de la chose ! (d’ailleurs, actuellement en transit sur les routes sud-américaines, lien vers son blog à droite).

30 juillet 2010, liberté acte 2 ; les enfants de Gaza battent le record du monde de lâchers de cerfs-volants, plus de 5000, malheureusement non homologué par les huissiers du Guinness n’ayant pas eu les autorisations d’entrée sur le territoire, mais c’est pas grave, car la photo est jolie.

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30 juillet 2010, liberté acte 3 ; on exhume d’un grenier une photo de J.D. Salinger, l’auteur mort l’an dernier de l’Attrape-Cœur, et sans doute l’un des écrivains américains les plus libres du siècle passé, qui passa toute sa vie, après avoir écrit ce chef d’œuvre et deux ou trois autres petits recueils de nouvelles, à cultiver sa liberté loin, très loin, de l’agitation du petit monde éditorial de la côte Est, des flashs des photographes de presse, et surtout des sollicitations de ses lecteurs, si bien qu’on ne sait presque rien des cinquante dernières années de sa vie, sinon qu’il aimait bien pêcher la truite. Cette photo publiée est donc un petit cadeau à tous les gens qui ont aimé l’implacable liberté de Holden Caulfield, le petit môme de 10 ans, héros de l’Attrape-Cœur, et qui fugue à travers les rues du New York à la Noël, se promenant dans Central Park en se demandant où s’en vont les canards qui voguent sur ses petits étangs l’été, lorsque la glace vient.

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A Djibouti, le vent de liberté qui a soufflé ce 30 juillet était un vent de sable et de poussière qu’on appelle le khamsin ; il portait aussi le sel de la mer, et les complaintes des nomades du désert. Un cabri cuit au four y a perdu sa liberté, de même que quelques gambas préparées (divinement) (par Maude) en salade avec de l’avocat et des mangues,  moi j’y ai trouvé celle de me peindre les ongles avec du verni rouge, pour rigoler, et de saliver quelques bottes de qat. Une belle journée de liberté !

 

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Un commentaire

  1. Aujourd’hui c’est mercredi, ca fait 5 jours de retard… Non pas que le coeur n’y etait pas, mais malgre l’explosion informatique du XXIe siecle, les « motchileros » en AmSud n’ont pas un acces quotidien a internet. Je vient de degoter un PC disponible dans l’arriere boutique d’une auberge de jeunesse de Salta-la-Linda pour te souhaiter aussi simplement que possible un bel anniversaire, agrementes d’autant de moments de gaiete que faire se peut.
    Le hasard de la vie veut que Toto, mon partenaire de voyage, soit egalement ne un 30 juillet, j’ai donc eu la possibilite de descendre un canon de Malbec qui en valait deux, vendredi dernier…
    28 bises

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