Djian dehors

Toutankhamon serait mort du paludisme. Ici, pas de malaria, mais recrudescence de la dengue. A Djibouti, lorsque les autorités politiques n’arrivent pas à trouver une place de stationnement, elles s’arrêtent au milieu de la route, et donnent les clés au premier flic qui passe pour qu’il aille garer la bagnole. Elles s’autorisent. Pendant ce temps, je visite le site d’un peut-être futur projet que nous financerons, développement rural au milieu du désert, et au milieu coule un oued. Nappe phréatique, motopompe alimentée par des panneaux solaires, canaux d’irrigation, une petite oasis perdue au milieu de la rocaille, où poussent allègrement manguiers, pieds de tomate et poivrons rouge. Pendant ce temps, dans le désert du grand barra, on fait du char à voile. Et pendant ce temps, Philippe Djian sort un livre. Adulé par la critique, acidulé par sa plume tabagique.

 djian.jpg

Un joli dessin paru dans le Canard cette semaine.

Citation de Djian, qu’il faudrait toujours avoir en tête.

« Qu’est-ce que j’ai ? elle a enchaîné. Je suis mal foutu, je te donne pas envie ?…

- Ça m’arrive de pas céder à mes envies, j’ai dit. Ça me donne l’impression d’être un peu libre ».

 

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