Jesus Alberto Hidalgo, 36 ans, Séville, marié, séparé.

Un second post de la catégorie « D’autres vies que les nôtres », consacrée aux résidents du centre de réinsertion de toxicomanes dans lequel j’avais passé six mois, à Séville, en 2005.

Ici l’histoire de Jesus, un prophète d’un genre nouveau. Pour l’article présentant mon travail là-bas, voir un post précédant du chat,  

http://lechatquifume.unblog.fr/2009/06/01/la-vie-nest-pas-un-chemin-de-roses/

 

 » J’étais le plus jeune de cinq frères, et un garçon timide. Quand j’ai eu huit ans, mon frère aîné est mort. Depuis ce jour, chez moi, il n’y a plus eu de fêtes d’anniversaires, de ferias… Ma mère pleurait beaucoup. Le souvenir de mon frère. On m’offrait des jouets, mais il n’y avait personne pour jouer avec moi. J’ai le souvenir d’une grande solitude durant mon enfance… alors que je vivais avec trois frères, une mère, un père, un chien, une grand-mère, une tante ! On avait de belles fringues, de l’argent, on partait en vacances, mais je jouais toujours tout seul, toujours tout seul…

Même en grandissant est demeurée cette timidité, quasi maladive, j’étais le bicho raro du collège, l’animal étrange, l’inadapté. C’est là qu’ont commencé les vrais ennuis pour moi : insultes, menaces…J’éprouvais un grand complexe d’infériorité, pourtant, j’avais les meilleures notes de la classe. Ce qui était simplement une manière de me différencier. Mon gros problème, c’est finalement qu’il n’y avait personne à qui parler de mes problèmes…Chez moi, c’était impossible, la famille était entrée dans un état de deuil permanent, mes états d’âme paraissaient bien futiles rapportés à la disparition de mon frère.

Un jour arrive le moment où j’en ai marre d’être pris pour le con. Pour l’idiot. C’est là que j’ai commencé à boire. Très jeune. Pour m’intégrer, avoir le sens de l’humour. L’alcool me désinhibait, et je cherchais la vibration de la fête. J’ai appris à jouer de la guitare, et la timidité s’est estompée au fur et à mesure que je prenais de l’assurance. Rapidement, je suis devenu tout ce que j’avais toujours voulu être : le gracioso, celui autour duquel se concentre l’attention et les rires. L’être accepté. Mais l’alcool aussi a ses mauvais côtés : la honte a posteriori quand on s’est bourré la gueule. Le fait de vomir. Et le fait qu’il y a une quantité d’alcool limitée qu’on soit capable d’ingérer. J’ai découvert par hasard la cocaïne. La cocaïne permet de boire davantage. De ne pas perdre le contrôle de soi. La cocaïne en fait annihile les effets négatifs qu’engendre l’alcool. Le premier rail, je l’ai tiré avec mon frère. Avec lui, on fumait du haschich régulièrement, et un beau jour, je rentre à la maison, et il me propose de la cocaïne. J’avais seize ans. A partir de là, j’ai été moi-même l’initiateur de mes amis à la cocaïne. On trouvait ça cool, l’attrait de la nouveauté, l’interdit, et surtout la possibilité de passer beaucoup plus de temps en discothèque sans ressentir fatigue ni lassitude.

Ma consommation est devenue plus régulière à partir du service militaire, puis j’ai commencé à travailler, à gagner mon propre argent, et le niveau de ma consommation s’est encore élevé. Mon premier job, c’était vendeur dans une pharmacie. C’était en 1990, l’utilisation des ordinateurs commençait à se développer. Notre pharmacie était connectée en réseau avec toutes les autres pharmacies de la région. Comme j’étais assez bidouilleur, j’ai élaboré un programme informatique qui permettait de fausser la comptabilité de notre pharmacie, de sortir de l’argent de la caisse, tout en ayant une recette qui coïncide tous les soirs aux enregistrements.  J’éprouvais une sorte de fierté d’avoir monté cette arnaque, parce que je réussissais à piquer du pognon grâce à mon intelligence…beaucoup d’argent même, entre 20 000 et 60 000 pesetas par jour, qui me permettait de mener une vie folle ! J’ai pris des parts dans une discothèque, une boîte d’été en plein air, et aussi dans un bar, tout en continuant à travailler à la pharmacie, qui était devenue ma vache à lait. J’ai aussi monté un petit commerce d’informatique. Je travaillais énormément, notamment à la pharmacie où j’étais presque en permanence, pour tout contrôler, je dormais trois heures par nuit, parfois sur place. Pour tenir le coup, je prenais des amphétamines que j’avais trouvées dans les stocks. Mais les amphètes génèrent un état dépressif sur long terme, si bien que, même si je gagnais beaucoup d’argent, le moment est arrivé où tout me fatiguait. J’en ai eu ma claque, je décide alors de tout lâcher et d’aller vivre la grande vie avec une fille, une lesbienne que j’ai rencontrée, j’ai vingt et un ans. Et on part sur les routes d’Espagne, c’était l’été, dépensant des sommes folles, balançant le pognon par les fenêtres ouvertes de la bagnole, littéralement, allant de fête en fête. Et à Madrid, on se retrouve quasiment à sec. Une des filles de la bande qu’on s’était faite sur la route, brésilienne, qui était devenue la copine de Carmen, la sœur de ma copine, avait un frère qui vivait à San Francisco, alors elle nous propose, à moi et à sa copine, de partir pour les Etats Unis. On fait tous les papiers, la demande de visa, mais au moment d’embarquer, les douanes nous refoulent, parce qu’on peut pas justifier d’assez d’argent pour vivre sur place. Donc on décide entre nous que les filles partiront malgré tout, et que moi je reste un mois à Madrid pour mettre un peu d’argent de côté et que je les rejoindrais ensuite, qu’on se verra là-bas. Un soir, donc, je me retrouve à Madrid sans un rond, je descends dans le métro, et je commence à jouer de la guitare, je dors dans le métro, et je lis les petites annonces, il y a beaucoup d’offres d’emploi, pour être barman, ou agent de sécurité, c’était le début des années 90, une bonne époque, n’importe qui voulait bosser pouvait être embauché le lendemain. Je distribue quelques CV, et rapidement une boîte de micro-informatique m’appelle, je passe l’entretien et je suis recruté. J’ai commencé à travailler le 8 du mois, mais comme la paie ne tombait que le 30, durant trois semaines, je suis allé travailler en costume, et le soir, je redescendais dans le métro pour jouer de la gratte !

Et donc je suis à Madrid, j’ai quitté mon village d’enfance et sa pharmacie notamment pour fuir un climat un peu oppressant entretenu par ma famille, et là Madrid m’apparaît comme une sorte de libération. La ville est exubérante, je découvre de nouveaux types de relations sexuelles, triolisme, homosexualité, je vis dans une Casa Grande, une sorte de squat avec beaucoup d’artistes, du passage, une vie bohême. Je rencontre alors Corinne, une collègue de bureau française, nous emménageons ensemble, je démissionne pour me mettre à mon compte, je monte mon propre business. Rapidement, ça marche extrêmement bien, j’accumule encore un fric fou. En 1992, avec la solde d’un mois, je me suis acheté une nouvelle moto et un ordinateur dernier cri, tant et si bien que je n’ai plus été obligé de travailler tous les jours. Je suis alors entré dans une dynamique où il y avait de plus en plus d’argent autour de moi, ce qui fait que j’ai été amené à être au contact de gens très friqués, des gens connus, des célébrités de la télé ou de la radio. Et je dépensais une fortune. A l’époque, je consommais environ un gramme de cocaïne par jour, mais parfois je partais complètement en vrille, je pouvais en prendre jusqu’à quatre grammes ! C’est à peu près là que j’ai compris que j’avais perdu le contrôle de la situation. Et je ne savais plus quoi faire, je me sentais perdu. Jusqu’alors, j’avais la certitude de maîtriser les quantités de drogue que je pouvais taper, jusqu’à ce que je réalise que, en fait non, c’était l’inverse, la drogue qui me contrôlait. J’avais besoin de me droguer. A ce moment-là, ma seule option, c’est la fuite. Je reviens à Séville. Nouvelle ville, nouveaux amis, nouveau contexte : 1995. Je me remets à bosser, je gagne de l’argent, je me coke, plus je gagne d’argent plus je me coke, jusqu’à ce que j’en prenne tellement que je commence à perdre de l’argent, parce que la qualité de mon travail s’en trouve altérée. Je finis par vivre au fond d’une bagnole, ruiné, comme un chien, sans argent pour payer un loyer, et chassé de chez moi. Je lis une annonce dans un journal pour aller travailler en Extremadura, à 450 kilomètres de Séville. J’arrive un vendredi. Je me dis : nouvelle ville, nouveaux amis, nouveau contexte. Mais le samedi, je prenais déjà à nouveau de la coke. A chaque fois l’intention d’arrêter était plus forte, et chaque fois l’effort plus inutile…Alors je perçois le fracas de ma vie, je suis dans une maison en colocation avec des étudiants, une ville perdue au fin fond de l’Espagne…Je me sens complètement abattu. Je réfléchis à un moyen de remettre de l’ordre dans ma vie. Et j’ai eu, à ce moment-là, une espèce de lubie ; je venais de rencontrer une fille, j’ai eu le sentiment que, si je me mariais, ma vie allait reprendre un cours normal….elle consommait aussi…Six mois après notre rencontre, donc, on se marie, en grandes pompes, robe blanche, église, une jolie noce, un voyage de noces…mais le ver était déjà dans le fruit, j’étais pas amoureux d’elle, j’avais simplement BESOIN d’elle…ou plutôt j’avais besoin d’être « engagé » vis-à-vis d’une personne, de sentir que quelqu’un était lié à moi, puisque moi-même je ne parvenais plus à être lié à ma propre personne…Recomposer ma vie, faire quelque chose de positif, voilà ce à quoi je pensais, dans tous les cas, j’avais peu d’options…Je me souviens d’ailleurs qu’on a passé toute la nuit de la noce à sniffer de la cocaïne…

Le mariage a fonctionné bon an mal an à peine une année. De nouveau, j’augmentais le niveau de mes consommations, elle me le reprochait, le fait que je dépense trop d’argent, que je rentre tard le soir… Commencent la bronca, les menaces, les reproches, elle demande le divorce, déjà je la trompe en cachette. Un soir, je rentre, et ma femme me présente une injonction judiciaire à quitter les lieux, je suis viré de ma propre baraque…officiellement une mesure de préservation contre de possibles mauvais traitements. Alors que je le jure, je ne l’ai jamais touchée. Je vais donc vivre chez Carmen, ma maîtresse, qui a déjà deux enfants, qui prend de la cocaïne, comme moi. Je travaille la journée dans un bar, je rentre le soir, ça se passe plutôt bien.  Jusqu’à ce que son frère débarque, sortant juste de prison,  récidiviste, séropositif, dealer…la maison s’est convertie alors en un picadero, c’est-à-dire un lieu où les toxicos achètent et consomment sur place. Un soir, en rentrant, je vois Carmen en train de fumer de l’héro, je m’énerve, je lui dis, autant de cocaïne que tu veux, mais arrête tout de suite l’héro. Elle s’excuse. Quelques jours après, rebelote. La troisième fois, je lui dis que je veux essayer avec elle…parce que j’étais à court de fric…parce que ça faisait une semaine que j’avais rien pris.

Là, il faut parler des effet secondaires : vomis, sueur, picotements ; on peut pas dire que l’héroïne soit une drogue sociale. En même temps, je n’étais déjà plus, moi non plus, à cette époque, un être social. Alors, il est difficile d’expliquer ce qui m’a plu…l’héroïne me permettait d’oublier ma misère…d’oublier la manière dont j’avais réussi à gâcher ma vie, mon mariage, mon travail…Evidemment, je n’étais plus en mesure de continuer à bosser.

Elle percevait une toute petite pension d’un ancien mariage, on fumait l’intégralité de la pension, les mômes avaient plus rien à grailler. Un jour on nous a coupé la lumière…le lendemain l’eau courante !  J’ai commencé à dealer, je déplaçais la drogue d’un quartier à un autre…Et étrangement, c’est la première fois de ma vie que je jouais avec la loi, jusqu’alors, j’avais toujours essayé d’inscrire ma vie dans un cadre légal…mas o menos !

Cela étant, pour moi, fumer de l’héroïne, c’était descendre très bas, je le ressentais comme ça.

Et là je vivais dans une petite baraque, avec une gitane, sans eau, sans électricité, avec beaucoup de merde partout, des enfants soucieux, j’étais bien conscient qu’on ne pouvait pas tomber plus bas…que j’avais atteins l’ultime stade. D’ailleurs, pendant très longtemps, pour aussi mal que j’étais dans ma peau, j’avais toujours réussi à préserver les apparences, notamment sur le plan vestimentaire. Même quand je vivais dans ma bagnole, je continuais à porter des vestons, à avoir une mise élégante. Mon image avait toujours été importante pour moi, parce que j’avais le sentiment que, tant que j’étais fringué comme un cadre, je ne risquais rien ! Eh bien, même cette exigence vestimentaire, j’avais fini par la perdre.

Alors un jour, je prends la décision de me suicider. Il n’y avait plus grand-chose dans ma vie qui valait la peine de lutter. De se battre. Le dernier truc qui me restait, c’était la voiture…Je vends la bagnole pour partir en beauté, et m’offrir un dernier trip grandiose, 7200 €, c’était un mercredi, je me souviens !  Je vais prendre une petite chambre dans un hôtel du coin. Grégoire, un ancien ami français, était mort d’une attaque cardiaque suite à une overdose à l’héroïne, je voulais mourir de la même manière. Alors du mercredi au dimanche, cinq jours de suite, sans manger, sans boire, sans dormir, je n’ai rien fait d’autre que fumer de l’héroïne. Pour 6900 € au total, je m’en souviens, il m’en restait 300 à la fin !

Le dimanche, j’avais les narines extrêmement dilatées, je pouvais plus bouger, mon corps entier me faisait souffrir, je souffrais d’agoraphobie, d’un complexe de persécution, d’hallucinations…Le moment était arrivé. Alors je prends deux plaquettes de pilules tranquillisantes…avec l’envie de mourir pour ne pas souffrir.

Je les prends une à une, j’avais vu ça dans un film. Survient une grande paix, les douleurs disparaissent, ma respiration revient à la normale, et je réalise que je meure, un moment de félicité, je me libérais du monde, après cinq jours de feux d’artifice. Et puis soudain, je suis traversé par un « micro-songe », une sorte de fulgurance, et de nouveau la peur panique, tremenda, je suis conscient d’être en train de mourir, conscient que je si je m’endors, je meure, et je ne veux plus mourir. Mais il est déjà trop tard. J’attrape mon téléphone, et je me souviens seulement d’avoir appuyer sur la touche « llamada », rappel du dernier numéro composé.

Je me suis réveillé trois jours plus tard à l’hôpital.

La dernière personne que j’avais appelée était en fait une prostituée, qui s’est pointée à l’hôtel, qui s’est présentée au patron, qui a fait appeler la police. On m’a fait un lavage d’estomac, je me suis réveillé sans ne me souvenir de rien.

« Laissez moi sortir », je gueule ! On me donne d’autres tranquillisants. Dans l’après-midi, on me prévient que j’ai une visite, c’est la petite prostituée, qui vient avec un petit cadeau sous les bras, simplement pour discuter. Elle est revenue toutes les après-midi suivantes, durant une semaine. Un jour, elle me tend son téléphone, elle me dit « Ton frère veut te parler », je sais pas comment elle a eu son numéro. Mais je savais que mon frère était l’une des seules personnes qui pourrait me comprendre, lui qui avait déjà pris de l’héro…Au téléphone, il me dit que les choses peuvent encore s’arranger, que tout n’est pas perdu, puis je parle à ma sœur, qui me dit qu’on m’attend à Séville.

Et je sors véritablement de l’hôpital, je me rends à Séville pour une grande réunion familiale, tout le monde était là, cousins, cousines, frères, sœurs, oncles, évidemment j’étais transi de peur.

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Mes parents ne connaissaient pas vraiment mon histoire, d’ailleurs personne ne la connaissait, ils savaient seulement que j’avais un problème avec la drogue. Or un de mes beaux-frères avait déjà suivi le programme Proyecto Hombre. Moi je voulais être enfermé, je savais que seul l’enfermement pouvait me sauver, que seul je n’y arriverai pas. Ce lundi-là, je me suis rendu au centre de Proyecto Hombre, pour une rencontre avec les thérapeutes et le directeur. J’ai été admis à suivre le programme.

Au final, avec le recul, je dirais que Proyecto Hombre m’a redonné une famille. La mienne. Pendant mes trente premières années, je n’appelais les membres de ma famille que pour leur demander du fric…pareil avec les filles, abusant d’elles…les amis…toujours par intérêt… Et puis pour la première fois de ma vie, j’ai eu la sensation de faire el correto, exactement ce qu’il fallait que je fasse à ce moment-là, c’est une sensation drôle et agréable, quand vous ne l’avez jamais éprouvé avant.

Il me reste six mois ici. Ensuite, je voudrais pouvoir travailler avec les autres, ou plutôt, pour les autres, volontaire, infirmier, travailler avec des enfants, des personnes âgées, des immigrants, des prostitués ; ou des drogués.

Ici, j’ai réalisé à quel point le contact humain rapproché pouvait me combler, llenarme. Mon futur. Des amis nouveaux. Une ville nouvelle. Je me rends compte qu’il y a tellement de choses à découvrir, des lieux à quinze bornes de Séville, où je ne suis jamais allé. Il y a un monde qui s’ouvre. J’ai déjà rencontré quelques amis grâce à un site Internet. Samedi dernier, on est allé à la carboneria. Tu connais, n’est-ce pas ? Et bien tu imagines, aller à la carboneria, sans boire, sans me droguer, ça me paraissait terrifiant… Finalement, ça s’est bien passé. Mais j’ai très peur de sortir la nuit. Pourtant, je sens qu’il faut que je le fasse. Le repli sur soi, c’est la pire des choses qui puisse arriver à un ancien camé.

Quand je me dis que j’ai voulu mourir, c’est comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, pas à moi, cette personne n’existe plus, je ne la connais plus…

Aujourd’hui, ce que j’ai de plus précieux, c’est le lien affectif restauré avec ma famille. C’est la chose qui m’a maintenu en vie, quand je me suis réveillé, après ma tentative de suicide. Je me rends compte de la valeur de ce lien. Car si je le perds, si le lien se casse, se distend, alors il n’y a plus rien à perdre, et s’il n’y plus rien à perdre, alors… »

 

 


2 commentaires

  1. ange dit :

    Magnifique récit de vie…j’avais pensé un moment tenter ma chance comme biographe, ça peut être sympa…
    En tous cas, ta sensibilité colle bien à la transcription de ces vies sans fond!

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