Le molk’ky fume

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A propos des championnats de France de Molkky.
Mais qui connaît le molkky ? Et surtout, le molkky connaîtra t-il le sort illustre d’un Eric Besson, qui, après que Ségolène Royal eut posé la même question, atteignit, par la seule force de sa lâcheté et de sa traîtrise, une cote de notoriété comme un sommet alpin, ou parlant en indice de bruit médiatique, un scooter au pot trafiqué. Peu probable ; le molkky est un jeu raffiné, pas le genre à se laisser considérer comme une prise de guerre, et quand bien même la pétanque ou la boule marseillaise lanceraient des OPA forcément hostiles sur ce jeu offrant d’incontestables signes de parenté, le molkky revendiquerait haut le droit à la différence, à l’asile politique, à disposer de lui-même ; l’histoire ici d’une pétanque sans cochonnet, sans pastis, sans bob Ricard, sans boules ; mais alors quoi ? une pétanque scandinave, où le bois a remplacé le métal, où la bière Lapin Kulta a pris la place de l’anisette, c’est du Nord de l’Europe que s’est radiné le molkky, là où les forêts sont vertes et où les oliviers crèvent.

A mi chemin entre le jeu du palet, la pétanque, et le bowling, le molkky est un jeu d’adresse, de stratégie, de précision, de chance et de et de, pour de vrai un jeu extrêmement drôle, où il convient de renverser un certain nombre de bâtons de bois pour marquer des points, sachant qu’ensuite les quilles sont remises sur pied à l’endroit où elles sont tombées ; à chaque lancer le jeu étant un peu plus sinistré.
Une vidéo en dira plus long sur les règles qu’un discours.

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Donc parler ici du molkky parce que se sont déroulés le samedi 12 septembre les premiers championnats de France, auxquels nous avons évidemment été conviés à participer avec un bout de ma parentèle, le geai des chênes qui fume (de l’herbe). Organisés par l’association parisienne « le bâton mouche » qui est en charge de la promotion du jeu, les championnats se sont déroulés dans un boulodrome de la porte de Charenton. Un vrai championnat, avec des arbitres, des droits d’inscription donnant droit à un repas finlandais à base de tartines de pain finlandais tartiné au saumon fumés sur une couverture de crème fraîche et d’aneth, et de saucisses fumées, un tournoi avec des poules, des gens qui pètent les plombs, des mauvais perdant, et des bretonnes, habillées comme des arbres de Noël, avec des tresses, et du coton biologique, armées d’un porte-voix à piles, et inventant des chorégraphies pour fêter leurs quelques succès.

Un samedi donc, à partir de neuf heures du matin ; la veille, Manu Chao renversait la Courneuve. Et nous aussi. C’est pour ça que l’entrée dans la compétition a été compliquée. Les premiers lancés plutôt aléatoires. Lapin Kulta est venu à notre rescousse.
Le geste au lancer s’est affiné. Mais trop tard. Pas assez pour finir dans les quatre premiers de la poule, et s’ouvrir la route des seizièmes de finale.
Je rends ici hommage à mon binôme qui a été incontestablement le maillon fort de notre couple.
Ressasse t-on longtemps une élimination prématurée aux championnats de France de molkky ? A vrai dire, oui, c’est une déception qui ne passe pas comme ça.
L’an prochain, peut-être.

 

 


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