Archive pour juillet, 2009

Et surtout bonnes vacances

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Dubaï, le cirque du soleil

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Dubaï. Quelques mots à propos de Dubaï, une semaine après être rentré, le temps d’infuser.

Je ne sais pas si vous connaissez l’histoire de Dubaï, ou ce que ce nom évoque pour vous. L’histoire de cette ville dont la population a été multipliée trente fois en une grosse trentaine d’année…La sonorité est pointue comme un cactus, ce pourrait être le cri onomatopéique d’un combattant de kung-fu. C’est le genre de ville dont on croit toujours qu’elle n’existe pas avant d’y avoir mis les pieds. Même après, parfois, l’impression rétinienne d’avoir évolué dans un décor de jeu vidéo tridimensionnel, ou d’un western du troisième millénaire

Moi je n’en savais presque rien, une lecture sur les conditions de travail désastreuses du bâtiment confinant à l’esclavage moderne, un reportage vu sur la possibilité d’une île artificielle. Dubaï équivalait pour moi à Abou Dhabi qui équivalait à Doha, la petite musique des Emirats, Bahrein/Oman/Qatar and co, et partout du pétrole, des rolex, et des émirs mégalo prêts à vendre un puits off shore pour s’acheter un joueur de foot, ou commander une réplication de la Tour Eiffel agrandie trois fois, ou une chambre à coucher en glace, le paradis fiscal du mauvais goût et de l’argent facile.

Alors évidemment, la réalité rattrape parfois la fiction (ou bien l’inverse), et en tout cas tout va plus vite à Dubaï. On peut ici s’acheter une des 300 îles artificielles formant vue du ciel la reproduction en archipel de la planisphère, vers lesquelles on n’accède qu’en hélicoptère, ou encore faire du ski sous bulle réfrigérée, -2°C en plein désert, des murs isolants d’un mètre d’épaisseur, un télésiège et un restaurant d’altitude (climatisé / on passe de –2°C à 16°C avant de se retrouver à l’air libre ; 50°C) qui sert de la fondue savoyarde avec vue sur la piste.

Une parenthèse là-dessus. Quand on demande au directeur français de cette installation (située dans un mall, énorme shopping center, conçue pour être un « produit d’appel » afin d’attirer la clientèle huppée souhaitant s’offrir une descente slalomée en même temps que l’iPhone ou autre babiole dernier cri) de quel cerveau brillant cette idée a t-elle jailli, il nous donne le nom en pâture d’un entrepreneur dubaïote, qui « amoureux de l’environnement » (ce sont ses termes), a voulu offrir à ses compatriotes le plaisir de la montagne et de la nature sous cloche, sans la marmotte et la poudreuse certes, une putain de neige artificielle et collante comme de la pâte d’amande, mais enfin, c’est déjà ça. Sur les murs d’enceinte, de grandes peintures en trompe l’œil représentent les massifs alpins, fresque de notre époque.

Le premier truc, c’est la chaleur. Le premier contact avec la ville, à la sortie de l’aéroport. Le béton a fleuri ici partout ; il accumule la chaleur la journée, à la manière d’un condensateur, et la recrache la nuit, comme les bouches d’aération du métro.

Au départ, on parcourt Dubaï en car. De toute manière, que faire d’autre ? Il y a Dubai Internet City, plus loin la Media City, encore après la City of Knowledge. Sur les panneaux signalétiques, l’arabe et l’anglais voisinent. Le long de boulevards à l’américaine, deux fois quatre voies, cinq voies, six voies, pourquoi pas trente, se dressent des tours immenses avec la même régularité que les immeubles haussmanniens en R+4 dans le centre de Paris. Ce n’est simplement pas la même skyline. Alors, on cherche, mais quoi ? Les trottoirs, les squares, les kiosques à journaux, les SDF, ce qui fait la ville, tel qu’on entend la ville. Rien. Sous le soleil exactement, les ouvriers du bâtiment kéralais ou bengalis casquent ; la sueur de l’argent, le salaire de la peur aussi, pour ces types harnachés à des grues à des hauteurs déplafonnées, dont les paies servent à créditer via Western Union le quotidien de leurs familles restées au pays, agriculture paysanne du sous-continent, ou vie ouvrière à Dhaka, au Tiers-Monde.

Dubaï est-il d’ailleurs du premier monde, du deuxième, de troisième ? Personne ne peut répondre. Dubaï est du dernier monde. Le plus récent. 

C’est donc une ville en construction comme on le dit d’une œuvre d’art ; un work in progress. Au début des années 2000, la légende urbaine disait que 30% des grues du monde convolaient en noces à Dubaï. Il faut parler des tours. Ces tours sont la partie immergée de l’iceberg de sable. Excroissances phalliques symbole de la virilité financière des Emirats, elles s’élèvent sur des modes ondulés, torsadés, ou effilés.

Le premier sentiment, c’est la stupeur et l’incompréhension.

 

Trois jours à Dubaï maintenant. Trois jours dans cette ville, dans cette forme urbaine immobile et givrée, branchée toute l’année sur la prise solaire et le cours du pétrole, où les rêves piétonniers sont immolés en plein soleil, dans les vapeurs d’échappement. On commence à comprendre. Le croit-on.

Dubaï est une ville dans le désert. Une frontière occidentale avec l’Arabie saoudite, en face, l’Iran, une eau de mer à 32°C, des golfs hydratés en permanence par le biais d’un réseau de canalisation enterrées à dix centimètres sous le gazon et qui percolent de l’eau en permanence, récupérée par les racines. J’aime l’idée de me dire que, si l’eau cessait de circuler, en deux heures, les greens prendraient une teinte jaunie dégueulasse, roussis sous le soleil, cramés, rabougris et bosselés, comme une tête réduite. C’est ce qu’on m’a prétendu. 

Il y a cinquante ans, dans des circonstances que j’ignore sont découverts les premiers puits de pétrole, dans le désert bordant la mer d’Arabie et le golfe persique, ce qu’on s’est plu à appeler durant notre séjour « la manne ».  Pendant trente ans, jusqu’à la fin des années 70, et la survenue des deux chocs pétroliers, les Emirats rassemblés en confédération EAU vivent de leur douce vie de rentier, sans ambition particulière de casser la baraque.

C’est alors qu’à Dubaï arrive à la tête de l’Emirat Cheikh Zayed, frustré, névrosé, ou jaloux. Il prend conscience du fait que les réserves pétrolières de Dubaï s’amenuisent beaucoup plus rapidement que celles d’Abou Dhabi, et qu’il lui faut inventer un nouveau modèle de croissance pour concurrencer les autres Emirats.

Cheikh Zayed a alors cette vision d’un monde en marche ; faire du Dubaï la plaque tournante de tous les commerces envisageables à un niveau monde, attirer les investisseurs en ne prélevant aucun impôt, aucune charge, en levant toutes les contraintes à l’embauche, en s’absolvant du droit du travail, en facilitant le rapatriement des capitaux, pour devenir un hub de la finance mondiale ; des services ; puis du tourisme.

Durant vingt ans, tout a marché merveilleusement bien, comme dans un paradis artificiel sans Baudelaire. Taux de croissance à deux chiffres, plus grands groupes de l’économie mondialisée installés à Dubaï, spéculation immobilière, les grues ne s’arrêtaient pas d’agiter leurs petits bras de fonte, brassant l’air et retournant la terre. Les étrangers sont arrivés en masse, au point de représenter 85% de la population.

Là encore une parenthèse. Il y a deux catégories d’étrangers ; les expatriés européens, américains, ou indiens, à statut de cadre, avec salaires et avantages en conséquence, et les autres, les philippins, les indiens, ou les bengalais, travaillant sur les chantiers, faisant les ménages, la cuisine, l’intendance, pour le compte des premiers. Tous ceux-là, qui sont eux aussi expatriés, mais qui pourraient ne pas l’être, qui en étant de nulle part peuvent être de partout. Ce ne sont pas eux qui font le caractère « multiculturel » et cosmopolite de la ville que vantent toutes les brochures touristiques. Eux ne fréquentent pas les bars à hôtesse ou les malls, mais leurs baraquements de fortune, auxquels ils sont conduits tous les soirs par les grands cars d’entreprise. Les Emiratis représentent le troisième segment de la population ; on ne les voit presque pas, ils empochent le pognon, détiennent les actions, s’enturbannent et vivent au frais. PIB moyen par ressortissant dubaïote :

La consule de France nous explique qu’il existe une hiérarchie certes informelle, mais très respectée, entre les différentes nationalités, que l’on retrouve au niveau salarial par exemple. Comme pour les voitures d’occasion, il y a des cotes : combien vaut un ingénieur informatique indien par rapport à un directeur financier allemand, ou à un maçon portugais.

Il est possible de faire respecter ces hiérarchies devant les tribunaux lorsqu’elles sont bafouées, nous dit encore la consule.

La consule de France à Dubaï est l’ancienne interprète arabe de Jacques Chirac. Elle l’a suivi durant ses deux septennats dans tous ses déplacements en pays arabe. Autant dire, comme l’a souligné Romain, qu’elle doit en savoir long sur les secrets de la République…

On a rencontré quelques expatriés ; ils apprécient – l’idée de se faire servir, de n’avoir à s’occuper de rien sur le plan matériel, d’avoir quelqu’un pour tirer la chasse après qu’ils soient allés aux toilettes / de pouvoir faire les courses dans de grands malls, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit / d’avoir le sentiment d’être là où le monde futur se construit et s’envisage / de gagner plus de thune qu’ils ne pourraient en gagner nulle part ailleurs / de le dépenser dans des fêtes orgiaques, de grands clubs ou des bars d’hôtel qui sont les seuls endroits où l’on peut boire de l’alcool en terre d’Islam / les excursions dans le désert le week-end. 

Donc Dubaï a connu jusque dans les années 2000 ses années folles, sa belle époque ; pas d’absinthe, ou de fumeurs de haschisch lisant des poèmes, mais oui de la hauteur, de l’argent, et des lumières. C’était la ville où pouvaient s’épanouir tous les désirs des entrepreneurs du monde entier, pourvu qu’ils soient un peu barrés et que quelques investisseurs soient prêts à miser sur eux. Plus les projets étaient délirants, plus ils avaient de chance d’être plébiscités.

Et puis la grande crise. Dubaï n’a rien senti avant janvier, juste un frémissement. Depuis janvier, c’est l’hallali ; les investisseurs n’ont plus d’argent et rentrent chez eux, les projets pharaoniques sont remisés dans les cartons, la bulle spéculative a explosé, les ouvriers sont en grève, les chantiers arrêtés, les cadres expatriés sont déportés dans leur pays d’origine (c’est l’appellation pour licenciement, puisque nul ne peut rester à Dubaï sans un contrat de travail). De grandes usines conçues pour traiter l’eau usée des hôtels huppés fonctionnent à un dixième de leur capacité, puisque les hôtels sont vides. Le prix des suites dans les établissements sept étoiles (avec un restaurant aquatique auquel on accède via une réplique d’un sous-marin conçu dans un aquarium) sont bradés à 2 000 ou 3 000 Euros la nuit, contre 10 000 il y a un ans.

D’autre usines de désalinisation ont été construites, mais pas leur réseau de raccordement, si bien qu’elles ont autant d’utilité qu’une capote percée ou qu’un Cheick en bois.

L’absence de planification urbaine apparaît maintenant au grand jour.

Dubaï est en cessation de paiement, et maintenue sous respiration artificielle par les pétro-dirhams  d’Abu Dhabi, drôle de stabilisateurs automatiques. Dubaï est comme un avion sans pilote, une ville sans architecte. Gonflée comme une bulle immobilière, gavée comme un foie malade, ville improbable sur le point d’exploser.

La chaîne de Ponzi est mise à nu, du nom du premier grand escroc qui inventa la combine grâce à laquelle Madoff bâtit sa gloire…A Dubaï, itou, les promoteurs finançaient les constructions à venir par des préemptions sur les appartements, par la spéculation. Les gens achetaient des appartements, des bureaux, non pour les habiter ou les investir, mais pour les revendre. Un appartement pouvait changer quatre ou cinq fois de propriétaires en une semaine, avec à chaque fois une plus-value de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Comme pour une promenade à bicyclette, chaque coup de pédale appelant l’autre. Maintenant que le moteur du marché immobilier a serré, et qu’il n’y a plus personne pour acheter, le vélo tombe. Par ailleurs, la gouvernance locale est un mystère. Quel droit de vote, lorsqu’une ville est habitée à 90% par des non-nationaux ? Quelle démocratie représentative ? Le directeur de l’agence de développement économique est libanais, le type qui nous reçoit à l’agence de régulation du transport urbain est un indien. Un grand cabinet privé de promotion immobilière peut décider seul de la construction d’un million de logements. Il n’y a pas de conseils de quartiers, ni de jardins partagés.

Fin

Et pourtant, quelque part, mais où, la magie des villes finit par opérer. Au bout d’une semaine, soudain, cette ville qu’on a passé sept jours à décrier, à défaire, à moquer, on réalise qu’elle est en train de nous « assimiler ». Déjà notre fibre écologique a cessé de se tortiller à la vue du vert fluo des quelques terrains de golf à touche-touche avec le désert, déjà on ne remarque plus les gratte-ciels en enfilade, les échangeurs surdimensionnés, et sans s’être habitué à la chaleur, on a fini par anticiper les chocs thermiques que cause leur manière psychotique de climatiser tous les endroits clos, on a toujours un gilet sur soi. On commande des jus pressés mint/lemon au lieu de bières tirées au fût, et on finit par se dire que cette ville inhumaine ne tient qu’à nous, que c’est bien l’homme qui l’a faite et qu’il y a quand même de la place pour vivre. On a trouvé les endroits où il y avait de l’ombre, les quelques cafés en terrasse construits au bord de la digue, et quand on mange du riz frit aux crevettes les pieds dans l’eau, les choses s’éclairent un peu. C’est une vie possible.

Ici, tout le monde attend le redémarrage de l’économie mondiale comme on attend le prophète. Pour l’instant, Dubaï est stand-by.  

 

Ulysse

Ile de Groix. Un bateau amarré au ponton, et un saladier rempli de langoustines roses et joufflues comme des sexes d’épines. On est trois garçons et une bouteille de muscat de rivesaltes. On se raconte nos histoires de filles, comme les filles savent le faire avec les garçons. Mais on le fait aussi bien qu’elles. On parle des filles qui ont avorté à cause de nous et des filles qui nous ont avorté. Des filles du hockey sur gazon, et de leur frère toxicomane avec qui on a partagé un studio de 25m2. On parle de ce qu’on aime chez les filles, de leur regard rebelle et de celles qui veulent faire de l’audit. De nos ruptures et de nos continuités, de nos lignes de fuite. Heureusement il y a Radiohead et le muscat, du café instantané et la voix de Tom Yorke haut perchée comme sur une crête sableuse. Dans le petit port de plaisance de l’île de Groix, à 20 heures, les nuages deviennent orange accrochés au grand mât. Leurs contours s’électrisent et s’irisent ; sur le port des petits bateaux (Maman ont-ils des ailes ?)c’est l’heure de la vaisselle ou de la lecture, des couples de retraités refont les comptes de 50 ans de vie commune en buvant une tisane ou un digestif, le linge sèche au bastingage, et les mouettes qui crient (au scandale) viennent se baigner dans une nappe d’eau qui ressemble à du bleu pétrole, ou à un tableau d’impressionnistes peint à taches grossières nuancées en vert ou gris. Vert-de-gris. A la capitainerie, il faut acheter un jeton pour prendre une douche chaude, 2 Euros 20, les dix minutes, on se l’est partagé à trois. Et puis on se lève, on file tout au bout de la jetée pour voir le soleil en fuite, lévitant dans l’apesanteur rose comme une boule de billard fashion trendy, et de la poussière colorée monte de la mer. On parle du soleil qu’on ne voit jamais se coucher à Paris et des bières qu’il faut bien dégoupiller à la grosse cuiller.Bientôt plus qu’un gros bourdon d’hélicoptère, des mouettes, et l’idée de plonger à l’eau, de sauter dans le grand trou. Plus tard, les bains de minuit dans une crique, et le plancton phosphorescent à chaque brassée. Finalement, un chien arrive, tirant en laisse son maître. Il sent le chien mouillé. Sa sociabilité m’énerve. Il s’appelle Ulysse.

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Le ria d’Etel est un bras d’eau douce, une sorte de rivière qui se jette dans la mer à hauteur de Lorient. Quand la mer monte, à cause des courants et des marées, et que l’eau dégringole du ria en sens inverse, la rencontre des deux eaux cheminant de manière contradictoire créée une barre ; la barre d’Etel, qui empêche les bateaux de passer alors. Les vagues naissent sous l’eau et des murs de plusieurs mètres de flotte se dressent sur leurs pattes arrière.
Le long du ria d’Etel, les paysages marins sont marqués par le rappel des prairies ou de l’eau endormie ; la qualité de l’eau salée, mais pas trop, fait que les huîtres prospèrent.
Il y a par là un restaurant qui s’appelle le Saint Guillaume, annexe d’un bassin d’ostréiculteur. « Fruits de mer Plouhinec sur place ou à emporter depuis 1990 » ; c’est une grande peinture sur bois, en extérieur, à côté de la porte d’entrée, qui pose l’ambiance ; à l’intérieur, la décoration est comme à la maison : des petits dessins érotiques, une publicité pour le « Muscadet – Buvez le frais ! », un tableau noir où est consigné la carte des vins. Le menu arrive, feuille blanche A4 plastifiée agrafée sur fond d’une cagette en bois, de celles qu’on remplit d’huîtres et de moules sur les marchés. Il n’y a qu’un menu à douze Euros ; six huîtres creuses, des moules marinières, une boule de glace. C’est simple et délicieux. Pas de chichis, pas de frites, pas de décoration particulière, quelques algues noires sous les huîtres et un grand plat pour les coquilles. Mais le beurre est breton, la mayonnaise maison, la sauce d’échalotes et de vinaigre, la rondelle de citron aussi. On mange à l’extérieur sur des tables en bois, chaises en plastique, de l’autre côté du rivage, des maisons blanches et pas un bruit.
Plus tard, on discute avec le patron, qui refuse de nous dire son prénom, car il nous prend pour des journalistes, avec le stylo encre en prise de notes et le moleskine. Ils sont deux frères ; son frère s’occupe du bassin ostréicole qui est juste là, recouvert par le goémon, lui du restaurant. Il a un tablier bleu, et gueule contre les huîtres d’écloserie, celles qu’on fait tremper dans des bains médicamenteux et qu’on sélectionne pour qu’elles ne soient jamais laiteuses. Il dit prix qui stagne, surproduction, taux de mortalité trop élevé.
Après, au moment du Calva, il dit aussi qu’il a été restaurateur à Paris, que son frère est diplômé de lettres modernes. Quand on lui demande s’il ne regrette pas la vie parisienne, il se met à chanter Ulysse. Heureux qui comme, a fait un long voyage.

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