L’endormeur du Val

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Attention, on parle du salaud de Val pour prendre la relève à France Inter. Qu’il commence par poser nu dans des catalogues d’Act Up et on en reparlera. Pédant dans sa pudeur et sa pondibonderie, je suis à peu près certain qu’il n’osera jamais se défroquer. En 1789, il aurait été plutôt Louis XVI que sans-culotte. On prétend que Val est un enfant de la balle, un patron de gauche, une sorte d’obscure clarté. Val, qui n’a jamais eu peur des oxymores, a été une forme d’idole de jeunesse, le veau d’or dont il m’a fallu du temps pour percevoir que les facultés intellectuelles n’étaient que des enjoliveurs de pacotille plaqué or, le strass et les citations de Voltaire et de Spinoza masquant comme l’arbre la forêt le degré zéro de la pensée journalistique. De la pensée tout court en fait. Celui là même qui disait que Ségo était le degré zéro de la pensée politique. C’est dire s’il est con. Qui licenciait Siné pour critique licencieuse. L’un des premiers amis et soutiens de Val dans la sphère germanopratine, c’est BHL. Un indice. Ajoutons à ça qu’il a chanté pendant des années sur les routes de France avec un type qui s’appelle Patrick Font, qui a été condamné pour pédophilie il y a une dizaine d’années. Je sais, c’est bas. Val a juré ses grands lieux agnostiques qu’il n’en savait rien. Qu’il se casse alors avec le bénéfice du doute, et les stocks-options qui vont avec. Mais Val s’est depuis converti au sarkozisme, même s’il n’a pas le courage de le dire ouvertement, par lâcheté sans soute, et aussi parce qu’il est toujours plus intéressant d’être un patron de gauche pour pouvoir servir de caution. De caution amorale. Et enfumer la ruche d’un lectorat de Charlie qu’il croit acquis à sa cause, mais qui n’achète Charlie que pour les dessins de Wolinski et la toujours sublime chronique de Philippe Lançon. Il ira loin, ce petit, qui a compris la mécanique des fluides, celle des renvois d’ascenseur, et des retours de balancier. De 0 à 5 ans, j’admirais le Père Noël. De 6 à 13 ans, c’était Jean-Pierre Papin. De 14 à 20 ans, c’était Philippe Val. Aujourd’hui, je me demande si l’homme des grands froids ou JPP ne seraient pas de meilleurs patrons de presse que Val.

 


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